Le littéral ou le sens caché , le croire est un baume.

Il faudra trouver dans l’Ancien Testament

La parole salvatrice et créatrice

Chacun l’attend

Sans pouvoir la faire jaillir

Les hommes cherchent cette folle dimension féconde

Les hommes sont des enfants

Qui citent et redisent

Du savoir non toujours digéré

Ils se plaisent à oublier tout contexte

Pour le plaisir d’un mot ou de deux phrases

Recréer nos graphismes bibliques

N’est donc pas que projet utopique

Nous sommes à la recherche de cet aspect

Pouvoir retrouver le sens

A défaut du littéral si trompeur

Les scènes font la Cène

Par petites étapes

Où chronologie s’établit à mesure

Nous cherchons un vade mecum de lecture Biblique

Quelques versets , du sens et une profondeur

Tout ne se maîtrise jamais

Indulgent doit être celui qui défriche

Peu regardant sur certains termes

Le Protestant incarnant la Bible

Le Catholique la Tradition et le Magistère

de façon abrupte , quasi militaire

Or, tout homme a besoin des trois

Le texte

Le passé

Une philosophie , synthèse des mots et du temps

Une trinité utile au plan de Dieu, aussi

Votre serviteur se sent annexé par les trois statuts

La grandeur de Dieu

Fait renoncer parfois à la chapelle nominée

Ou attire en plusieurs angles

Le croyant sincère

Ayant renoncé à l’identité

Croire se fera pour lui sans révérence

Envers quiconque

La pensée s’introduit et libère des chaînes anesthésiantes

Nous sommes bien peu de choses

Autant le savoir et l’exploiter

En terme de cheminement spirituel

Creuser les interrogations

Fera de vous un serviteur bien inutile

Aux prises avec l’ego improductif

Comme un instrument de l’apaisement Biblique

Le verset étant structure

Mais structure à dépasser , à faire macérer

Si l’on veut vivre et servir

Au -delà de toutes les médiocrités

Et des si factices ambitions

Si la mort n’est qu’un dard

Autant l’apprivoiser sans crainte

Et en faire un partenaire quotidien

Avec lequel oser débattre

Puisque tout recommence toujours , n’est-ce pas ?

Bibliquement autant qu’humainement

Ô fils de la nation divine

Cette Terre si attaquée.

Mais au tel potentiel

Que la crainte peut se trouver diminuée

Sans être hélas effacée

Le croire est un baume.

Testament ancien si moderne en vérité .

Il faut dire la foi ancestrale

Y compris l’âge du fer

Celui des Prophètes

Si peu souvent racontés

Genèse de notre espérance

Justice divine non mise en avant

Dieu y est chez lui

Seul à enseigner la Loi

Mère de la foi

Les hurlements de Jérémie

Où les annonces d’Isaïe

Tout dit le chemin si escarpé

Du verbe croire

Dominateur de toutes les fatalités

Pour que le jour se lève un jour

Sur la blessure de notre venue au monde.

Psychanalytique lecture

Sur les douleurs entrevues

En ces versets si profonds

Et si peu médités par les pouvoirs .

Que vienne le règne du discerné

Les jours appellent la foi

et la subliment

Au dehors

Comme Au dedans

Quasi automnal appel

Aux gestes à poser

Aux regards à porter

Sur qui attend

Un peu de considération

Vie ainsi bâtie

Comme à livre ouvert

Entre ceux qui cherchent

Et ceux qui peinent

Au long des jours

Au long des nuits

Poésie est un chemin d’apaisement

Foi en exprime la beauté

Bible est livre

A multiples tiroirs

A milliers d’aspects oubliés

Négligés par l’habitude lectorale

La convention tue l’esprit libre

On lit sans volonté

La clarté s’efface

Tout y est pourtant lumineux

Pour qui veut cette lumière éternelle

Et ne la lâche jamais

En sa requête au Maître des cieux

Citation est utile

Mais sclérosante

On ne peut passer sa vie

Qu’à citer

Sans inventer

Un devenir Biblique

Qui pénètre la tradition

Et la mette en situation de transmission

Dans le réel si angoissant

Que vienne le règne du discerné

Celui de l’analyse non pulsionnelle

Confrontée à l’intérieur de nous

Nécessairement fait pour l’espérance

Poésie et Bible se jouant de sorité sobriété

Et entrant toujours

En écho imperceptible

Naturelles dissonances

Qui vivent en nos strophes

Toujours imparfaites

Filles de l’homme devant le Créateur

Filles de l’homme en divine communion

Nous éviterons copie- colleur

Que nous sentons de peau à fleur

Nous préfèrerons ce qui hante les âmes

Et n’est pas dit en langue vernaculaire

Ô l’expression du jamais exprimé jusque là

Ni par vos soins

Ni par ceux de l’humanité souffrante

Qu’un mot tout seul peut aider

La seule parole qui guérit

Non car elle est totalitaire

Mais car elle a son unicité rayonnante

Ses à côtés incompris de ceux qui prononcent

Sans toujours mesurer le poids de leur expression

Pauvre en apparence

Terrible en profondeur

Et d’une richesse spirituelle inavouée .

Vocation Testamentaire

Ancien Testament culmine

Liturgique par excellence

Mais aussi théologique au fond

Oubli sidérant des Évêques et du Clergé

Univers sans autre horizon

Que la parole décharnée

Intercession sublime

Source inépuisable

Les Pasteurs le crient

En terre Qui proteste

Ils sont tous des Esaîe ou des Jérémie

Face au verset

Au sens si caché

En dépit de ses déclamations

Parfois osées

Au sens jamais égalé

On en oublie

Beaucoup trop

La force immense .

Quand

Dans une vie

Quelques mots refont tout.

bibliqueregard.blog

Ezechiel 38

Ils prendront du butin

A ceux qui leur en prenaient

Selon Ezechiel

Réaction fort logique

Qui estime positif

de se faire tondre

Sans réaction ?

Les hommes crient « justice ».

La société veut un équilibre.

Cette courte citation le souligne

Avec force .

La plus value créée

Pas toujours pour les mêmes.

Chacun y contribuant

A sa façon .

Y compris le consommateur

A l’acte productif

Qu’on le veuille ou non.

Le butin, c’est le produit.

Mais aussi

Son évaluation monétaire

Forcément discutable.

Ce sont les salaires

Ce sont les allocations.

Ce sont nos modes de vie .

Et leur poids écologique.

Mesurable aujourd’hui

Plus que jamais.

Joël chapitre 4

La terre frémit

Les cieux tremblent

Hurle Joël

Bien avant le réchauffement climatique

et ses affres

Il parle une langue fort sombre

Sans espoir décelable

Incite à la pénitence

Cette langue peut terrifier

Où est donc l’homme ?

Que fait Yahwé ?

En phase dépressive

Il dit à celui du vingt et unième

Ce qui le traverse

Si froidement

Face à l’abandon et à la douleur

Hurlement surgi du bois

Impression que tout s’écroule

D’un seul coup

Yahwé seul espoir proposé

Pour vivre et revivre .