Genèse

Joseph a subi la trahison de ses frères. Il a réussi ensuite à gagner la confiance du Pharaon, et à en devenir le majordome. Sa situation s’est peu à peu améliorée, au fil du temps. Il a effectué un chemin considérable qui impressionne. Mais rien n’est acquis. Tout peut se défaire en un instant. Joseph a vu de près ce qu’est une descente aux enfers. Il observe sa situation, par conséquent, avec une relative prudence. Il sait que tout en ce monde n’est que de passage et que la conscience de nos limites est la plus grande des protections. Sa faiblesse réside dans la force issue de ses abaissements .

Une loi de liberté que celle de l’Ancien Testament.

La Foi en l’Ancien Testament ne repose pas toujours sur le verset su par coeur. Le cheminement y est plus long et plus complexe, que dans une passive absorption. Les personnages tels que Jérémie ou Isaïe émergent naturellement et donnent aux texte toute sa force. La vocation de Jérémie ou le serviteur souffrant d’Isaïe constituent des passages de haute valeur littéraire et sont bien trop oubliés par les hiérarchies religieuses. Ils portent en eux l’appel entendu très tôt,par l’homme, à une vie bien meilleure. A une grande liberté intérieure, aussi.

Psaume 1 entre les rives saines et celles qui ne le sont point.

Le Psaume 1 a cette caractéristique de bien séparer l’impie du juste. Il est, à vrai dire, assez manichéen et a un peu tendance à nous faire oublier la frontière passant en chacun de nous. Yahvé dirige la manoeuvre, toujours. Il est au bout du chemin, en Empereur des siècles et de l’éternité . Un peu « Jupitérien », sans doute. A travers son immensité et son caractère implacable. Car Yahvé « connaît », nous ne faisons que ressentir et découvrir, sans rien posséder du tout . Le Juste serait comparable à ‘un arbre » , dont il incarnerait toute la solidité, en celà, quelque peu l’allié du divin et semblant le rejoindre quelque peu.

Le « murmure » est évoqué . Comme un devoir humain vis à vis de ce qui le dépassé tellement.